L’expédition Alpine Quest II est partie le 19 août pour une traversée à vélo de 1 500 km à travers quatre pays (France, Italie, Suisse, Slovénie) pour documenter comment les Alpes, leurs eaux et leurs communautés se transforment sous l’effet du changement climatique.

L’équipe exclusivement féminine a réalisé une traversée pan-alpine reliant les Alpes françaises aux Alpes slovènes en passant par quatre pays, plus de trente cols et dix glaciers étudiés. Chaque étape combine effort physique et observation scientifique du milieu alpin.

Alpine Quest 2 n’est pas qu’un défi sportif : c’est un observatoire mobile. À chaque étape, un lieu, un glacier, un enjeu scientifique documenté. Pour lire la transformation des Alpes, l’équipe avance aux côtés d’un réseau scientifique dédié : glaciologie, biodiversité, géomorphologie, hydro-climatologie, chimie de l’eau qui réunit aujourd’hui 8 chercheuses et chercheurs, et continue de s’étoffer.

Deux sentinelles du climat sont au cœur de la démarche : les glaciers qui reculent et la biodiversité alpine. En collaboration avec le Cluster Eau Lémanique, la Vigie de l’Eau (projet O’CitEaux) et le LRGP I Laboratoire Réactions et Génie des Procédés (CNRS), l’équipe d’Alpine Quest II a ainsi prélevé et étudié l’eau de 10 glaciers alpins : Glacier Blanc (FR), Grande Motte (FR), Mer de Glace (FR), Stelvio (IT), Marmolada (IT), Trient (CH), Orny (CH), Aletsch (CH), Rhône (CH) et Morteratsch (CH).